[Portrait] Dominique Lin, un auteur de défi.

Bollène_9943

© Élan Sud.

Parce que les auteurs locaux méritent eux aussi d’avoir un coup de projecteur afin que leurs oeuvres touchent d’autres horizons, je vous propose de découvrir Dominique Lin qui vit actuellement sur Orange (84)

Présent à la rencontre littéraire de l’association Loisirs et solidarité des retraités de Bollène (LSR) mardi 27 février, Dominique Lin est un véritable homme de défi qui ne se résume pas à un genre de roman.

Après avoir quitté Paris à dix-sept ans l’auteur est parti vers les Cévènnes, les Pyrennées orientales puis le Vaucluse. Dominique Lin a également posé ses valises en Inde, au Népal, en Australie, aux Etats-Unis ou encore à Cuba, lieu de son premier roman Toca Leon. Une vie de voyage qui s’accompagne d’une vie professionnelle tout aussi riche et diversifiée. Milieu de la communication, de l’autisme, une expérience pastorale, dans la publicité… autant d’expériences qui permettent de nourrir son œuvre littéraire.

Une diversité également présente artistiquement puisque Dominique Lin, en plus de l’écriture, s’adonne à la sculpture sur bois et à la percussion sur conga (un instrument cubain). Une discipline où domine rythme et sonorité, que l’auteur applique par ailleurs à sa propre écriture

C’est en 1996 que Dominique Lin débute l’écriture avant d’être publié en 2007. Mais comme dans sa vie privée et professionnelle l’auteur a besoin d’explorer et de sortir de sa zone de confort. Alors que La Grande Borie mettra en avant un choc des rencontres, Renaître de tes cendres explorera la manipulation mentale et Les silences de Bosco s’attardera sur l’autisme au travers des yeux d’un enfant. Si la réflexion humaine reste l’un des thèmes communs à la plupart de ses œuvres Dominique Lin a à cœur de ne “pas se répéter » et d’aborder l’écriture « sous des angles différents », comme dans son dernier ouvrage Un goût de terre dans la bouche où il utilise pour la narration la première personne du singulier pour la première fois. Une mise en danger permanente pour éviter de s’enliser et d’être prévisible. Dominique Lin bénéficie alors d’un lectorat fidèle à son écriture sans étiquette. Un lectorat chez qui l’auteur souhaite « ouvrir une fenêtre ouverte sur le monde et sur eux -mêmes » et laisser tout à chacun la liberté de s’approprier son œuvre pour y trouver sa propre interprétation. « Que le lecteur s’embarque dans le livre pour emporter les mots » résume Dominique Lin toujours en poésie.

En recherche perpétuelle de renouveau l’auteur souhaiterai réussir le défi qu’un lecteur habitué ne le reconnaisse pas dans l’une de ses prochaines œuvres, preuve ultime qu’il ne s’enlise pas autant dans le fond que dans la forme, sa plus grande crainte. Auteur et lecteur exigeant Dominique Lin garde toujours en tête cette question « Que vais-je murmurer à l’oreille du lecteur ? ». Et ce ne sont pas les idées qui lui manquent puisque l’auteur a déjà pas moins de trois manuscrits en cours, et si ses idées ne peuvent toutes prendre forme dans un seul et même roman « ce qui manque [ira] dans le
prochain ! »

Vatinet Amandine

 

Encore une fois j’ai rencontré Dominique Lin dans le cadre d’un entretien pour Le Vaucluse Matin. D’autres arrivent rapidement…

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