[Rencontre] 25 janvier 2018, Cyril Dion à Arles pour son roman Imago

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Jeudi 25 janvier j’ai pu rencontrer un homme que j’admire tout particulièrement : Cyril Dion, de passage à Arles pour nous parler de son roman Imago. Un beau moment convivial et plein de poésie. 

Grande admiratrice de son travail sur le documentaire Demain, de son discours et de sa manière de pensée, j’ai donc décidé que la petite heure de trajet jusqu’à Arles ne serait pas un obstacle.

C’est la librairie Actes Sud (l’éditeur de son roman Imago) qui a accueillit l’auteur pour une rencontre autour de son premier roman Imago, sorti l’été dernier. Première découverte de la librairie pour moi donc et très jolie surprise, particulièrement les grandes étagères où une belle échelle de libraire trônait (oui certains détails font la différence…). Après ce petit tour et un petit craquage pour un recueil de Yoko Ogawa je m’installe sur une des chaises en attendant patiemment la star de la soirée. Moi qui m’attendais à une rangée de chaises, avec un petit pupitre d’où nous parlerait Cyril Dion. Tel n’a pas été ma surprise de trouver un canapé, des fauteuils et des chaises, le tout dans une grande proximité avec l’invité.

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La rencontre avec Cyril Dion a commencé avec la lecture des deux premières pages de son roman, ce passage m’ayant particulièrement marqué lors de ma lecture, je suis ravie. S’en suis les questions de la libraire sur le roman, auquel Cyril Dion répond longuement, il y distille sa vision de la vie, ses obsessions et ses passions. Et c’est bien là tout ce que, personnellement, j’admire chez lui. On comprend un peu mieux la quête commune de ses personnages, ce désir d’atteindre leur Imago et comment chacun à leur manière tente d’y parvenir. Il nous parle également de Fernando Pessoa qui lui a inspiré le bureaucrate Fernando dans le roman et de son amour pour sa poésie.  Peu avare en anecdotes il nous parle de son expérience en tant qu’organisateur des Congrès mondiaux des Imams et des Rabbins pour la Paix et souligne notre difficulté à nous parler d’Homme à Homme et non de Fonction à Fonction. De nous voir en tant que simple Humain.

Un discours inspirant et profondément humaniste qui se clôture par une déclaration d’amour à la poésie qu’il définit comme n’étant “rien de plus inutile” mais profondément essentiel. Elle permet de dépasser les limites du langage pour nous permettre d’exprimer nos plus profondes pensées et sensations. Et pour lier cet amour avec le roman, c’est par la lecture d’un des poèmes de l’auteur palestinien Mahmoud Darwich et auteur préféré de Nadr le frère pacifiste dans Imago.  Un moment suspendu dans le temps de pure poésie.

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Ma timidité et moi-même nous sommes approchées à la fin pour faire dédicacer mon exemplaire de Imago. J’ai pu donc partager mon amusement face à son personnage Amandine, une dame âgée vivant dans les bois pour être au plus proche de la nature et ayant travaillé dans l’humanitaire. Un personnage donc je partage le nom, l’amour de la nature (oui je veux vivre dans les bois…) et je l’espère : bientôt une expérience dans l’humanitaire.

 

Je ne vous retransmets pas la totalité de l’entretien, bien que passionnant, mais je vous encourage à découvrir l’oeuvre de Cyril Dion, et par oeuvre je parle également de sa carrière et de son discours.  Et pour ne rien gâcher ce premier roman annonce une jolie carrière d’auteur !9782330081744.jpg

 

Imago

Cyril Dion

Actes Sud – Août 2017

Parce que son frère s’apprête à commettre en France l’irréparable, Nadr le pacifiste se lance à sa poursuite, quitte la Palestine, franchit les tunnels, passe en Égypte, débarque à Marseille puis suit la trace de Khalil jusqu’à Paris. Se révolter, s’interposer : deux manières d’affronter le même obstacle, se libérer de tout enfermement, accéder à soi-même, entrer en résilience contre le sentiment d’immobilité, d’incarcération, d’irrémédiable injustice.
Sous couvert de fiction, ce premier roman est celui d’un homme engagé pour un autre monde, une autre société – un engagement qui passe ici par l’imaginaire pour approcher encore davantage l’une des tragédies les plus durables du xxe siècle.

 

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